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Boire une bière après le sport : l’erreur qui surprend même les médecins

Après un gros effort sportif, quoi de plus tentant qu’une bonne bière fraîche entre amis ? La scène est classique : le jogging terminé, on trinque en terrasse, persuadé d’honorer la tradition du repos bien mérité… et de participer, qui sait, à la récupération de notre corps tout souffrant… Mais attention, cette habitude sympathique pourrait bien surprendre même les médecins !

Sport et bière : un couple mal assorti ?

Après l’effort, c’est le réconfort, oui, mais peut-être pas sous la forme d’une pinte bien fraîche ! Beaucoup s’y adonnent, persuadés qu’un peu de mousse n’a jamais fait de mal : après tout, la bière, ce n’est « que » des céréales fermentées et de l’eau, non ? Vrai ou faux ?

Des chercheurs de l’Université Northwestern, à Chicago, ont décidé d’enquêter sur la question : existe-t-il un lien entre activité physique et consommation d’alcool ? Leur verdict est sans appel : quel que soit l’âge, le mode de vie ou le niveau d’activité sportive, nous avons tendance à consommer plus d’alcool les jours où nous faisons du sport. Mais alors, boire une bière après l’effort, est-ce vraiment une si bonne idée ?

L’alcool et la récupération : attention dégâts

Faisons le point sur la mécanique du corps après l’effort. Eh oui ! Pratiquer du sport, même si c’est excellent pour la santé, endommage temporairement les muscles. Le corps doit alors se renforcer pour répondre à ce défi : il déclenche la « fabrication » de fibres musculaires supplémentaires, d’où l’importance capitale de la phase de récupération. On muscle son corps… à condition de lui en laisser l’occasion.

C’est là que la bière (ou toute autre boisson alcoolisée) pose problème. Voici ce qui se trame sous la mousse :

  • L’alcool diminue la capacité des muscles à utiliser le glucose et les acides aminés, essentiels pour construire ces fameuses nouvelles fibres et les vaisseaux sanguins associés.
  • Il réduit l’activité et le stockage de minéraux indispensables : sodium, potassium, calcium, magnésium… rien que ça.
  • À long terme, l’alcool vient même perturber la production hormonale (notamment de testostérone, alliée indispensable pour gagner en muscles).
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Résultat : boire de l’alcool après le sport, ce n’est même pas « neutre », cela pourrait annuler une partie des bénéfices de l’effort… et constituer un vrai frein à vos progrès ! Malin, non ?

La bière et l’hydratation : légende ou réalité ?

Autre point noir : l’hydratation. Après avoir beaucoup transpiré, ce que réclame prioritairement l’organisme, c’est… de l’eau. Or, la bière, même faiblement alcoolisée, est tout sauf idéale pour ça ! Pourquoi ?

  • L’alcool, rappelons-le, est diurétique. Conséquence : vous connaîtrez rapidement le chemin des toilettes et éliminerez plus d’eau que vous n’en gagnez. Le fameux effet « à consommer avec modération » prend alors tout son sens !

Alors, bière après le sport = mauvais calcul côté hydratation.

Un peu de lumière dans la mousse : l’intérêt des bières sans alcool

Rassurez-vous, amateurs de houblon : tout n’est pas noir ! Il existe une nuance à ce tableau, et elle nous vient d’Allemagne. Des chercheurs de l’Université technique de Munich ont mené en 2009 une étude sur 277 marathoniens, à qui ils ont proposé – ou non – de la bière blanche sans alcool avant et après un marathon. Et là, surprise :

  • Ceux qui buvaient chaque jour 1,5 litre de bière blanche sans alcool, trois semaines avant et deux semaines après la course, étaient beaucoup moins sujets aux infections respiratoires.
  • Leur risque d’infection était trois fois moindre par rapport au groupe témoin, et ils présentaient aussi 20 % d’inflammations en moins.
  • L’explication  ? La bière blanche non alcoolisée est riche en polyphénols, de puissants antioxydants, précieux en période de récupération intense !

Pas de baguette magique pour autant : la bière sans alcool n’est pas une potion miraculeuse, mais elle apporte une alternative savoureuse et bénéfique pour accompagner la régénération du corps… à condition, bien sûr, d’y aller avec modération.

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Un dernier mot sur l’hydratation : boire pour compenser la perte d’eau, oui, mais inutile d’ingurgiter des litres et des litres. Certains sportifs ont payé cher la surhydratation : en 2014, lors d’un entraînement, un joueur star d’une équipe universitaire américaine est décédé après avoir consommé plus de 7 litres d’eau et autant de boisson énergisante. Bref, ni déshydratation… ni excès d’hydratation !

En conclusion : après le sport, on a bien mérité une pause et un moment de convivialité… mais pour l’efficacité, mieux vaut opter pour de l’eau (ou éventuellement une bière sans alcool bien choisie !). Récupérez, réhydratez-vous intelligemment, et gardez la mousse pour les grandes occasions !

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