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Ce rituel oublié pourrait transformer votre bonheur en seulement quelques minutes par jour

Ce rituel oublié pourrait transformer votre bonheur en seulement quelques minutes par jour

Il y a des modes qui passent (la coupe mulet, les chaussettes dans les sandales), et d’autres qui s’installent durablement. Le yoga appartient sans conteste à la seconde catégorie. En l’espace d’une décennie, il s’est imposé sur tous les fronts : déclinaisons parfois farfelues, boom des studios et même, depuis 2015, une Journée internationale qui lui est dédiée. Mais au-delà du phénomène, que dit la science sur ce rituel millénaire ? Peut-il vraiment transformer votre bien-être, et vite ?

Des effets physiques déjà bien établis

L’engouement pour le yoga est peut-être tout sauf un hasard. Cette pratique multiple a été étudiée aussi bien chez monsieur et madame Tout-le-Monde que dans des groupes spécifiques (adolescents, personnes souffrant de troubles mentaux, patients atteints de lombalgies, de cancers, de problèmes cardiaques…). Les résultats s’accordent :

  • Amélioration de l’équilibre
  • Souplesse accrue
  • Renforcement musculaire et cardiaque
  • Effet bénéfique possible sur le système immunitaire
  • Aide à la gestion de la douleur

Faire du yoga, ce n’est donc pas juste tenir des postures improbables sans cligner des yeux : c’est aussi bichonner son corps.

Ce que le yoga fait à votre cerveau (et votre humeur…)

Côté mental, c’est une autre histoire… mais tout aussi fascinante, parole de cortex. Parmi les différentes activités physiques, le yoga se démarque : il fusionne postures, attention et respiration, dans une chorégraphie dont même votre cerveau raffole. Des chercheurs (qui manient plus le microscope que le tapis de sol) ont passé au crible 15 études scientifiques à l’aide d’IRM et d’autres gadgets high-tech.

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Leurs découvertes ? Chez les adeptes du yoga et d’autres « corps-esprit » (taiji, qi gong, etc.), on a observé :

  • Une augmentation de la taille et de l’activité dans des régions cérébrales clés (cortex préfrontal, hippocampe, lobe temporal, insula, cortex cingulaire)
  • Une meilleure connectivité dans les réseaux du contrôle cognitif et du mode par défaut (la zone rêverie et introspection, pour les curieux)

C’est dans ces zones qu’on gère émotions, mémoire et self-contrôle. Et non, ce n’est pas réservé qu’aux yogis capables de se tenir sur la tête.

Mais au-delà des images du cerveau, ces modifications ont aussi été mises en relation avec des changements comportementaux vérifiables. En clair : ça ne se passe pas qu’entre vos deux oreilles, cela se voit dans la vraie vie.

Moins de stress, moins d’anxiété : le cercle vertueux

Stressé(e) ? Vous n’êtes pas seul(e). Une méta-analyse de 42 études s’est penchée sur l’effet du yoga contre le stress, cette vilaine réaction qui provoque tensions physiques, pensées noires et ralentissement général (y compris l’inspiration pour les blagues…). Résultats :

  • Baisse du cortisol, l’hormone-star du stress
  • Activité régulée du cortex frontal et pariétal, sièges du contrôle émotionnel et du traitement sensoriel

Comment expliquer ce double effet Kiss Cool ? Grâce aux moments méditatifs hybrides qui jalonnent chaque séance de yoga : focaliser son attention sur la respiration, le corps ou l’instant offre une pause à l’usine à soucis dans le cerveau.

Mais le yoga va plus loin. Les phénomènes d’anxiété (inquiétude diffuse, difficultés de concentration et d’endormissement) et de dépression (émotions négatives, tristesse profonde, repli sur soi…) sont liés à l’activité d’une région cérébrale baptisée amygdale. Bonne nouvelle, 70 % des études chez les enfants/adolescents observaient une amélioration mentale après quelques séances de yoga, en particulier sur l’anxiété, et ce phénomène est retrouvé aussi chez les adultes. 

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Un point important : en cas de trouble anxiodépressif avéré, le yoga ne remplace ni un traitement médical ni un professionnel de la santé mentale. Les études restent peu nombreuses et hétérogènes, la prudence est donc mère de la posture.

Yoga et cerveau affûté : la petite surprise cognitive

L’autre bénéfice inattendu : un impact sur les fonctions cognitives. Treize articles compilés dans une méta-analyse de 2020 montrent que des adultes (avec ou sans problèmes cognitifs) ont vu leurs performances attentionnelles, mnésiques et inhibitrices s’améliorer après des séances de yoga. Ces progrès sont corrélés à une augmentation durable de la matière grise dans des régions comme l’hippocampe, le cortex préfrontal ou l’insula… Autrement dit, vos cellules grises pourraient dire merci au yoga.

Attention tout de même : les scientifiques rappellent qu’il faut poursuivre les recherches avec davantage de participants et des protocoles plus solides pour confirmer tout cela.

Il semble que les exercices de pleine conscience et de méditation qui rythment le yoga jouent un rôle majeur. Se concentrer sur l’instant, partager la séance en groupe ou profiter de relations positives pendant la pratique participe aussi à la diminution des troubles anxiodépressifs.

Quel yoga pour commencer ?

Vous voici convaincu mais perdu devant la jungle des yogas ? Les études s’accordent sur trois types qui reviennent souvent :

  • Hatha yoga
  • Kundalini yoga
  • Kripalu yoga

Pour débuter, miser sur l’un de ce trio semble judicieux… Ensuite, à vous les tapis, respiration profonde (et peut-être la souplesse du chat).

En conclusion : le yoga ne promet pas la lune. Mais quelques minutes par jour pourraient bien enclencher un cercle vertueux pour votre corps, votre cerveau et ce bien-être que nous cherchons tous. Reste à franchir le seuil d’un cours près de chez vous : et si ce rituel oublié devenait enfin votre nouveau réflexe bonheur ?

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