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Je fais du sport mais je ne maigris pas : mon témoignage et les explications d’une nutritionniste

Cela fait 6 mois que je me donne à fond à la salle de sport. 4 séances par semaine, minimum 1 heure à chaque fois. Je transpire, je m’essouffle, je ressens mes muscles travailler. Je suis régulière, motivée, et pourtant, la balance n’a pas bougé d’un gramme. Pire encore, certaines semaines j’ai même l’impression d’avoir pris du poids. Cette situation me décourage profondément et commence sérieusement à entamer ma motivation.

Face à cette frustration, j’ai décidé de consulter Laura, nutritionniste du sport, pour comprendre ce qui se passait réellement dans mon corps. Nos échanges ont été une véritable révélation. J’ai découvert que je faisais plusieurs erreurs classiques que font des milliers de personnes dans ma situation. Aujourd’hui, après avoir appliqué ses conseils pendant 3 mois, j’ai enfin perdu 7 kilos et je comprends pourquoi mon corps refusait de maigrir malgré mes efforts sportifs. Je veux partager avec vous mon parcours et les explications précises de Laura.

Voici le bilan de mon expérience sportive avant et après avoir consulté la nutritionniste, avec les changements concrets qui ont fait la différence :

AspectAvant les conseilsAprès les conseils
Poids de départ78 kilos pour 1m6378 kilos
Poids après 6 mois de sport seul78 kilos (aucun changement)
Poids après 3 mois sport + nutrition71 kilos (-7 kilos)
Sport pratiquéCardio intense 4x/semaine (1h)Musculation 3x + cardio modéré 2x
Alimentation« Équilibrée » mais approximativeDéficit calorique contrôlé de 300-400 kcal/jour
Apport calorique moyen~2200 kcal/jour (sans le savoir)~1700 kcal/jour
Protéines quotidiennes~50g (insuffisant)~110g (1,5g par kilo)
Composition corporelleMasse grasse 32%Masse grasse 26%

⚠️ Les erreurs que je faisais (et que Laura a identifiées)

  • Je surestimais mes dépenses caloriques du sport : je pensais brûler 600 kcal par séance, en réalité c’était plutôt 300-350 kcal
  • Je compensais inconsciemment en mangeant plus : le sport me donnait faim et je grignotais davantage sans m’en rendre compte
  • Je ne mangeais pas assez de protéines : impossible de développer du muscle et maintenir mon métabolisme avec seulement 50g par jour
  • Je faisais trop de cardio et pas assez de musculation : erreur classique qui limite la perte de poids à long terme
  • Je ne suivais pas réellement mes calories : je pensais « manger équilibré » mais je dépassais mes besoins sans le savoir

Pourquoi je me suis mise au sport pour perdre du poids ?

Pourquoi je fais du sport mais je ne maigris pas

À 38 ans, je pesais 78 kilos pour 1m63. J’avais pris progressivement du poids depuis mes 30 ans, environ 1 kilo par an, sans vraiment y faire attention. Jusqu’au jour où mes vêtements ne m’allaient plus et où je me suis sentie essoufflée en montant les escaliers. Mon médecin m’a parlé de pré-diabète lors d’une prise de sang de routine. Ça a été le déclic.

J’avais toujours entendu dire que le sport fait maigrir. Tous mes collègues qui avaient perdu du poids me racontaient leurs séances de running ou de fitness. Je me suis donc inscrite en salle de sport avec un objectif simple : bouger pour perdre ces kilos superflus. Je n’avais jamais été vraiment sportive, mais j’étais motivée et prête à m’investir sérieusement.

J’ai commencé par suivre les conseils du coach de la salle : cardio intensif pour brûler un maximum de calories. Je montais sur le tapis de course, l’elliptique ou le vélo et je donnais tout pendant une heure, 4 fois par semaine. Je finissais mes séances épuisée, en sueur, avec la satisfaction d’avoir fait de gros efforts. Je pensais sincèrement que ça suffirait pour voir les kilos fondre.

L’avis de Laura, nutritionniste : « C’est l’erreur numéro un que je vois : croire que le sport seul suffit pour maigrir. Le sport est fantastique pour la santé, pour le moral, pour la composition corporelle, mais son impact direct sur la perte de poids est souvent surestimé. Une heure de cardio modéré brûle environ 300-400 calories, soit l’équivalent d’un pain au chocolat. Si on ne contrôle pas son alimentation en parallèle, il est très facile de compenser ces calories dépensées sans même s’en rendre compte. »

Pourquoi la balance ne bougeait pas malgré mes efforts ?

Les trois premiers mois, j’ai gardé espoir. Je me disais que mon corps avait besoin de temps pour s’adapter, que les résultats allaient venir. Mais au quatrième mois, toujours rien. 78 kilos. Exactement le même poids qu’au départ. J’étais frustrée et découragée. Comment était-ce possible de faire autant de sport sans perdre un seul kilo ?

J’ai commencé à douter de tout. Peut-être que mon métabolisme était trop lent ? Peut-être que j’avais un problème hormonal ou thyroïdien ? Peut-être que certaines personnes ne peuvent tout simplement pas maigrir avec le sport ? J’ai fait des recherches sur Internet et je suis tombée sur des dizaines de témoignages de personnes dans la même situation que moi. Ça me rassurait un peu de ne pas être seule, mais ça ne résolvait pas mon problème.

Au sixième mois, j’ai même pris 1 kilo pour atteindre 79 kilos. C’était le comble. Je faisais plus de sport que jamais dans ma vie et je grossissais. J’ai pensé arrêter complètement, me disant que tout ça ne servait à rien. C’est à ce moment-là qu’une amie m’a recommandé de consulter Laura, une nutritionniste spécialisée dans la nutrition sportive. Ça a changé toute ma compréhension du problème.

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L’avis de Laura, nutritionniste : « Quand on fait du sport sans perdre de poids, il y a toujours une explication. Dans 95% des cas, c’est une question d’alimentation. Le corps suit une loi simple : si on consomme plus de calories qu’on n’en dépense, on prend du poids. Si on en consomme moins, on en perd. Le sport augmente les dépenses, c’est vrai, mais souvent beaucoup moins qu’on ne le pense. Et surtout, il peut déclencher une compensation alimentaire inconsciente : on a plus faim après le sport, on s’autorise des écarts parce qu’on ‘mérite bien ça’, on grignote plus. Résultat : les calories dépensées sont compensées voire dépassées par les calories consommées. »

Quelles erreurs alimentaires je faisais sans le savoir ?

Lors de ma première consultation, Laura m’a demandé de tenir un carnet alimentaire pendant une semaine complète. Tout noter : chaque repas, chaque snack, chaque boisson. Je devais être honnête et ne rien cacher. Je pensais manger plutôt équilibré : des légumes, de la viande, pas trop de gâteaux. Quand Laura a analysé mon carnet, elle a soulevé plusieurs problèmes majeurs.

Premier constat : mes portions étaient trop importantes. Ce que je considérais comme une portion normale de pâtes ou de riz représentait en fait 2 à 3 portions standards. Je me servais à l’œil, généreusement, sans jamais peser. Résultat : je consommais facilement 500-600 calories par repas rien qu’en féculents, alors que 200-250 auraient suffi. Sur trois repas par jour, ça faisait une différence énorme.

Deuxième problème : je grignotais beaucoup plus que je ne le réalisais. Un café avec deux biscuits à 10h (150 kcal), quelques amandes l’après-midi (180 kcal pour ma poignée), un carré de chocolat en regardant la télé le soir (100 kcal). Ces petits grignotages que je considérais comme « rien » totalisaient facilement 400-500 calories par jour. Et surtout, je les notais rarement mentalement comme de « vraie » nourriture.

Troisième erreur : je buvais mes calories sans y penser. Un grand café latte au lait entier le matin (200 kcal), un jus de fruits pressés (150 kcal), parfois un soda light (OK, 0 calorie mais ça entretient le goût du sucré). Le week-end, je me permettais un ou deux verres de vin (140 kcal par verre). Au final, je pouvais ingurgiter 400-600 calories liquides par jour sans m’en rendre compte.

L’avis de Laura, nutritionniste : « Le carnet alimentaire révèle toujours des surprises. Les gens sous-estiment systématiquement ce qu’ils mangent, jusqu’à 30-40% selon les études. On oublie les grignotages, on minimise les portions, on ne compte pas les boissons ou les sauces. Quand je calcule, je trouve souvent que la personne consomme 2000-2500 calories par jour alors qu’elle était persuadée d’être autour de 1500. Avec une dépense énergétique totale de 2000-2200 calories (métabolisme de base + activités + sport), il n’y a aucun déficit calorique. Donc aucune perte de poids, même avec du sport. »

Si malgré le sport vous ne perdez pas de poids, le problème vient peut-être de votre alimentation. Découvrez nos conseils pour gérer l’envie constante de manger qui peut expliquer pourquoi vos efforts sportifs ne donnent pas les résultats escomptés.

Combien de calories je dépensais réellement avec mon sport ?

Laura m’a aussi fait comprendre que je surestimais énormément les calories brûlées pendant mes séances de sport. Sur le tapis de course à la salle, la machine affichait souvent 600-700 calories brûlées après une heure. Je me basais sur ce chiffre pour estimer mes dépenses. En réalité, ces machines surestiment systématiquement de 20 à 40% les calories réellement dépensées.

Laura m’a expliqué qu’une heure de cardio modéré (running à 9km/h, elliptique, vélo tranquille) brûle en réalité entre 300 et 400 calories pour une femme de mon poids. Pas 600 ou 700. Et encore, ça dépend de l’intensité réelle. Si je pédalais en lisant un magazine, je brûlais probablement encore moins. Ces 300-400 calories représentent l’équivalent d’un croissant ou d’un sandwich classique. Facile à compenser avec un petit extra dans la journée.

Autre point crucial : après le sport, j’avais très faim. C’est normal, l’exercice stimule l’appétit. Le problème, c’est que je mangeais souvent plus que ce que j’avais dépensé. Un smoothie protéiné de 350 calories après la salle, un dîner un peu plus copieux le soir (200 calories de plus), et hop, j’avais non seulement compensé mes 350 calories de sport mais j’en avais ajouté 200 supplémentaires. Je créais un surplus au lieu d’un déficit.

L’avis de Laura, nutritionniste : « Les appareils de cardio mentent. Il faut diviser par deux les chiffres affichés pour avoir une estimation plus réaliste. Ensuite, beaucoup de gens tombent dans le piège de la ‘récompense’ : ‘j’ai fait du sport donc je peux me faire plaisir’. Mais si le plaisir représente 500 calories et que le sport en a brûlé 300, on est en surplus de 200 calories. C’est exactement ce qui empêche la perte de poids. Le sport ne donne pas un chèque en blanc pour manger ce qu’on veut. Il crée une petite marge de manœuvre, c’est tout. Pour maigrir, il faut quand même être en déficit calorique global. »

Quel plan alimentaire Laura m’a construit ?

Après avoir analysé mes erreurs, Laura m’a construit un plan alimentaire personnalisé. L’objectif : créer un déficit calorique de 300-400 calories par jour pour perdre environ 0,5 à 0,7 kilo par semaine, soit un rythme sain et durable. Elle a calculé que mes besoins énergétiques totaux (métabolisme de base + activités quotidiennes + sport) étaient d’environ 2100 calories par jour. Mon objectif calorique : 1700 calories par jour.

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La répartition était précise : 110g de protéines par jour (soit 1,5g par kilo de poids corporel), 180g de glucides, 55g de lipides. Les protéines en priorité pour préserver ma masse musculaire pendant la perte de poids et pour leur effet rassasiant. Laura insistait : sans protéines suffisantes, je risquais de perdre du muscle en même temps que du gras, ce qui ralentirait mon métabolisme.

Concrètement, mes repas ressemblaient à ça : Petit-déjeuner : 2 œufs + 40g de pain complet + 1 fruit (350 kcal). Déjeuner : 120g de poulet ou poisson + 150g de féculents (riz, pâtes, quinoa) + légumes à volonté + 1 c.à.s. d’huile d’olive (550 kcal). Goûter : Yaourt grec 0% + 20g d’amandes (200 kcal). Dîner : 100g de viande ou poisson + légumes + 1 petit morceau de fromage ou 1 tranche de pain (450 kcal). Collation si besoin : 1 fruit ou légumes crus (50-100 kcal).

L’avis de Laura, nutritionniste : « L’important n’est pas d’être au gramme près chaque jour, mais de respecter globalement le déficit calorique sur la semaine. Je laisse toujours une marge de flexibilité pour les sorties, les imprévus. Ce qui compte c’est la moyenne. Un déficit de 300-400 calories par jour, c’est 2100-2800 calories par semaine, soit l’équivalent d’environ 350-400g de graisse perdue. Sur un mois, ça fait 1,5 à 2 kilos de graisse pure. Certains veulent aller plus vite avec des déficits de 800-1000 calories, mais c’est contre-productif : la faim devient insupportable, on perd du muscle, le métabolisme ralentit, et on craque. »

Comment j’ai changé ma routine sportive sur ses conseils ?

Laura m’a également fait revoir ma stratégie sportive. Faire 4 heures de cardio intensif par semaine n’était pas optimal pour perdre du poids. Elle m’a expliqué qu’un excès de cardio peut même être contre-productif : ça augmente énormément l’appétit, ça fatigue le corps, et ça peut conduire à une perte de masse musculaire si on ne mange pas assez de protéines.

Son conseil : 3 séances de musculation par semaine (45-60 minutes) + 2 séances de cardio modéré (30-40 minutes). La musculation pour développer et préserver mes muscles, qui sont les plus grands consommateurs de calories au repos. Le cardio pour la santé cardiovasculaire et pour créer un petit déficit supplémentaire, mais en modération. Cette nouvelle répartition me laissait aussi plus de temps pour récupérer.

En musculation, je faisais des exercices poly-articulaires qui recrutent beaucoup de muscles : squats, fentes, soulevé de terre, développé couché, rowing, pompes. Des séries de 8 à 12 répétitions avec des charges qui me challengeaient. Laura insistait : je devais sentir mes muscles travailler vraiment. Ces exercices brûlent des calories pendant l’effort, mais surtout ils augmentent le métabolisme de base en développant la masse musculaire.

L’avis de Laura, nutritionniste : « La musculation est souvent négligée par les femmes qui veulent maigrir, par peur de ‘devenir trop musclée’. C’est un mythe total. La musculation est l’allié numéro un de la perte de poids durable. Plus on a de masse musculaire, plus on brûle de calories au repos. Un kilo de muscle brûle environ 13 calories par jour au repos, contre 4 pour un kilo de graisse. En développant 3-4 kilos de muscle, on augmente son métabolisme de base de 30-40 calories par jour, soit 10 000-15 000 calories par an. Sans rien faire. C’est un investissement rentable à long terme. »

Comment j’ai appliqué concrètement ses conseils au quotidien ?

Les premières semaines ont été difficiles. Suivre mes calories avec une application comme MyFitnessPal me prenait du temps et me semblait contraignant. Peser mes aliments sur une balance de cuisine me faisait sentir obsessionnelle. Mais Laura m’avait prévenue : au début c’est fastidieux, puis ça devient automatique. Après trois semaines, je connaissais par cœur les calories de mes aliments habituels.

J’ai fait un gros travail sur la préparation des repas. Chaque dimanche, je préparais mes protéines pour la semaine (poulet grillé, durs d’œufs, steak haché cuit), je cuisais mes féculents en grosses quantités, je lavais et coupais mes légumes. Avoir tout prêt dans des tupperwares m’évitait de craquer pour des options moins saines quand j’avais faim et pas le temps de cuisiner.

Le plus dur a été de gérer les sorties et les invitations. Laura m’avait donné des stratégies : manger une collation protéinée avant d’aller au restaurant pour arriver moins affamée, choisir des plats grillés plutôt que frits, demander la sauce à part, éviter le panier de pain, prendre un dessert seulement si j’avais vraiment envie. Je me permettais aussi un repas libre par semaine où je mangeais ce que je voulais sans compter, pour garder un équilibre mental.

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L’avis de Laura, nutritionniste : « Le suivi calorique n’est pas une prison, c’est un outil de prise de conscience. Au début, on découvre qu’on mangeait deux fois plus que nécessaire. Ensuite, on apprend les bonnes portions, les bons choix, et on peut relâcher un peu le suivi tout en gardant de bonnes habitudes. L’objectif n’est pas de compter ses calories toute sa vie, mais d’éduquer son regard sur la nourriture. Après quelques mois, la plupart de mes clients savent intuitivement si un repas est équilibré ou s’ils mangent trop, sans avoir besoin de tout peser. »

Quand ai-je commencé à voir des résultats enfin ?

Les deux premières semaines avec le nouveau plan, j’ai perdu 1,5 kilo. Enfin ! Voir la balance bouger après six mois de stagnation était incroyablement motivant. Laura m’avait prévenue que cette première perte serait en partie de l’eau et du glycogène, mais ça comptait quand même. Mon corps réagissait enfin.

Entre la troisième et la huitième semaine, j’ai perdu en moyenne 0,6 kilo par semaine, soit environ 3,5 kilos supplémentaires. Total après deux mois : 5 kilos perdus. Je pesais 73 kilos, mon plus bas poids depuis des années. Mais au-delà des chiffres, c’est visuellement que je voyais la différence : mon ventre s’aplatissait, mes cuisses s’affinaient, mon visage se creusait légèrement. Mes vêtements flottaient.

Le troisième mois, j’ai perdu 2 kilos supplémentaires pour atteindre 71 kilos, soit 7 kilos de moins qu’à mon maximum et 7 kilos de moins que lorsque j’avais commencé le sport seul six mois plus tôt. Mais surtout, en refaisant une analyse de composition corporelle, j’avais perdu 5 kilos de masse grasse et gagné 1 kilo de masse musculaire grâce à la musculation. Ma silhouette s’était vraiment transformée, bien plus qu’avec le cardio seul.

L’avis de Laura, nutritionniste : « La composition corporelle compte autant sinon plus que le poids sur la balance. Perdre 5 kilos de graisse et gagner 1 kilo de muscle, c’est bien mieux que de perdre 7 kilos en perdant à la fois du gras ET du muscle. Le muscle donne du galbe, de la tonicité, et maintient un bon métabolisme. C’est pour ça que je pousse toujours la musculation en parallèle du déficit calorique. Les résultats sur la balance sont peut-être légèrement plus lents, mais la silhouette est incomparablement plus belle. »

Quelles leçons j’ai tirées de cette expérience ?

La première leçon : le sport seul ne suffit pas pour maigrir si on ne contrôle pas son alimentation. J’ai perdu six mois à faire beaucoup de cardio sans résultat parce que je compensais par la nourriture. Ce n’était pas de la mauvaise volonté, c’était de l’ignorance. Je ne savais simplement pas que je mangeais autant. Le suivi calorique, même approximatif, aurait pu me faire gagner six mois.

Deuxième leçon : les calories cachées sont partout. Huile de cuisson, sauces, boissons, grignotages, portions généreuses. Ces petites choses qu’on ne compte pas mentalement totalisent facilement 500-800 calories par jour. C’est la différence entre maintenir son poids et en perdre. Avoir conscience de ce qu’on mange vraiment change tout. Maintenant, même quand je ne pèse pas, j’ai un œil éduqué sur les quantités.

Troisième leçon : la musculation est essentielle. J’avais peur des poids, je pensais que ça allait me faire grossir ou devenir « masculine ». En réalité, la musculation a sculpté mon corps d’une manière que le cardio n’aurait jamais pu faire. Mes bras, mes épaules, mes jambes sont toniques et dessinés. Je me sens forte et capable. Et surtout, mon métabolisme est plus élevé qu’avant, ce qui rend le maintien de mon poids beaucoup plus facile.

L’avis de Laura, nutritionniste : « Ce que j’aimerais que tout le monde comprenne, c’est que l’équation ‘sport = perte de poids’ est incomplète. L’équation complète c’est ‘déficit calorique = perte de poids’. Le sport aide à créer ce déficit et apporte plein d’autres bénéfices pour la santé et la composition corporelle, mais sans contrôle alimentaire, le déficit n’existe pas. L’alimentation représente 70 à 80% du résultat en perte de poids. Le sport, c’est les 20 à 30% restants. Mais ces 20-30% font toute la différence sur la qualité de la perte de poids et sur le maintien à long terme. »

Si vous faites du sport mais ne maigrissez pas, sachez que vous n’êtes pas seul et qu’il y a toujours une explication. Dans la grande majorité des cas, le problème vient d’une alimentation qui compense ou dépasse les calories dépensées par le sport. Le sport est essentiel pour la santé, pour sculpter le corps, pour maintenir un bon métabolisme, mais il ne peut pas compenser une alimentation trop riche.

Mon conseil : consultez un nutritionniste ou commencez à suivre vos calories pendant au moins 2 semaines pour avoir une idée précise de ce que vous mangez réellement. Vous serez probablement surpris. Ajustez votre alimentation pour créer un déficit calorique raisonnable, augmentez vos protéines, et ajoutez de la musculation à votre routine. C’est cette combinaison sport + nutrition qui m’a permis de perdre 7 kilos après six mois d’échecs. Si j’y suis arrivée, vous pouvez y arriver aussi.

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