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Je veux maigrir mais j’ai toujours envie de manger : mon témoignage et les solutions d’une nutritionniste

À 35 ans, je pèse 85 kilos pour 1m68 et je veux désespérément maigrir. Le problème ? J’ai faim tout le temps. Pas une petite faim supportable, non. Une faim obsédante qui occupe mes pensées du matin au soir. Je peux manger un repas complet et avoir envie de grignoter deux heures après. Je pense à la nourriture en permanence, je rêve de ce que je vais manger au prochain repas. Cette relation toxique avec la faim sabote chaque tentative de régime.

J’ai essayé des dizaines de régimes au fil des années. À chaque fois, je tiens quelques jours, parfois deux semaines, avant de craquer complètement. La faim devient insupportable, je finis par me jeter sur la nourriture, et je reprends tout le poids perdu plus quelques kilos bonus. Ce cycle infernal dure depuis 10 ans et je commençais à croire que je n’avais aucune volonté, que j’étais faible mentalement. Jusqu’à ce que je rencontre Sophie, nutritionniste spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire.

Voici le bilan de mon parcours sur ces 6 derniers mois, avec les changements concrets qui m’ont permis de comprendre et gérer ma faim pour enfin perdre du poids :

AspectAvant l’accompagnementAprès 6 mois avec Sophie
Poids de départ85 kilos pour 1m68 (IMC 30)85 kilos
Poids actuel75 kilos (-10 kilos)
Sensation de faimConstante, obsédante, 8/10 en intensitéNormale, gérable, 3-4/10
Fréquence des craquages4-5 fois par semaine1 fois toutes les 2 semaines environ
Apport calorique moyen2500-3000 kcal avec pics à 4000 kcal1800-1900 kcal stable
Protéines quotidiennes~40g (très insuffisant)~120g (1,6g par kilo)
Heures de sommeil5h30-6h (chronique)7h30-8h
Niveau de stressTrès élevé (9/10)Modéré (5/10)
Hydratation quotidienne~1L d’eau~2,5L d’eau

🍽️ Ce que Sophie m’a fait comprendre sur ma faim

  • Ma faim n’était pas de la gourmandise : c’était une vraie faim physiologique causée par un déficit en protéines et en sommeil
  • Les régimes restrictifs aggravaient le problème : plus je me privais brutalement, plus mon corps réclamait de la nourriture
  • Je confondais faim et soif : 60% du temps, boire de l’eau faisait disparaître ma « faim »
  • Mon manque de sommeil détraquait mes hormones de la faim : dormir 6h au lieu de 8h augmentait ma faim de 25%
  • Le stress chronique me poussait à manger émotionnellement : je cherchais du réconfort dans la nourriture

Pourquoi j’ai tout le temps faim malgré mes efforts ?

Pendant des années, j’ai pensé que j’étais gourmande ou que je manquais de volonté. Ma mère me disait « tu manges trop, c’est normal que tu grossisses ». Mes amies minces me racontaient qu’elles oubliaient parfois de manger. Moi, oublier de manger ? Impossible. La nourriture occupait constamment mes pensées. Je planifiais mes repas mentalement des heures à l’avance. Je rêvais de pizza, de pâtes, de chocolat.

Le pire, c’est que même après un repas copieux, je n’étais jamais vraiment rassasiée longtemps. Une heure après le déjeuner, je commençais à penser au goûter. Deux heures après le dîner, je fouillais dans les placards à la recherche de quelque chose à grignoter. Cette faim permanente me rendait irritable, fatiguée, obsédée. Je ne pouvais pas me concentrer sur mon travail, je pensais uniquement à quand et quoi je pourrais manger ensuite.

J’ai consulté Sophie après avoir lu un article sur les hormones de la faim. L’article expliquait que certaines personnes ont vraiment plus faim que d’autres pour des raisons physiologiques, pas psychologiques. Que la faim n’est pas qu’une question de volonté. Cette lecture m’a donné de l’espoir. Peut-être que je n’étais pas juste faible, peut-être qu’il y avait une explication médicale à ce que je vivais.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « La faim excessive et constante n’est jamais normale. C’est toujours le signe que quelque chose dysfonctionne dans l’organisme ou dans l’alimentation. Les causes peuvent être multiples : déséquilibre des macronutriments (surtout manque de protéines et fibres), déshydratation, manque de sommeil, stress chronique, déséquilibre hormonal, ou simplement une restriction calorique trop sévère qui met le corps en mode famine. Mon rôle est de comprendre quelle est LA cause chez chaque personne, parce que la solution sera différente selon le problème identifié. »

Quelles analyses Sophie a faites pour comprendre ma faim ?

Lors de notre première consultation, Sophie m’a posé des dizaines de questions sur mon mode de vie. Pas seulement sur ce que je mangeais, mais sur tout : mon sommeil, mon stress, mon cycle menstruel, mes émotions, mon activité physique, mes antécédents de régimes. Elle a insisté pour que je tienne un carnet détaillé pendant deux semaines : heures des repas, composition précise, niveau de faim avant et après (sur une échelle de 1 à 10), émotions ressenties, qualité du sommeil.

En analysant mon carnet, Sophie a identifié plusieurs problèmes majeurs. Premier constat : je ne mangeais que 40 grammes de protéines par jour en moyenne. Pour mon poids, j’aurais dû être à minimum 85 grammes, idéalement 120-130 grammes. Les protéines sont le macronutriment le plus rassasiant. Sans protéines suffisantes, impossible de contrôler sa faim. Mes repas étaient principalement composés de glucides (pâtes, riz, pain, gâteaux) qui me donnaient un pic d’énergie suivi d’une chute rapide, provoquant la faim.

Deuxième problème : je dormais 5h30 à 6h par nuit depuis des années. Sophie m’a expliqué que le manque de sommeil perturbe deux hormones essentielles : la ghréline (hormone de la faim) augmente, et la leptine (hormone de la satiété) diminue. Résultat : quand on dort mal, on a 25% plus faim et on est moins rassasié après les repas. Mon manque de sommeil chronique était littéralement en train de dérégler mes hormones de la faim.

Troisième découverte : je ne buvais que 1 litre d’eau par jour, parfois moins. Sophie m’a appris que notre cerveau confond souvent les signaux de soif et de faim. Quand on est déshydraté, on peut ressentir une sensation que le cerveau interprète comme de la faim. De plus, l’eau occupe de l’espace dans l’estomac et aide à la satiété. Mon manque d’hydratation aggravait ma sensation de faim permanente.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « Dans le cas de cette patiente, la faim excessive avait trois causes principales qui se combinaient : déficit massif en protéines, privation chronique de sommeil, et déshydratation. Chacune de ces causes peut à elle seule provoquer une faim anormale. Les trois ensemble créaient une tempête parfaite. Avant même de parler de régime ou de restriction calorique, il fallait corriger ces trois déséquilibres de base. Sans ça, aucun plan alimentaire n’aurait fonctionné, elle aurait eu trop faim pour tenir. »

Comment j’ai augmenté mes protéines pour réduire ma faim ?

Sophie m’a fait comprendre que les protéines allaient être mon arme principale contre la faim. Elle m’a construit un plan où je devais consommer 120 grammes de protéines par jour, répartis sur 4 repas. Ça représentait environ 30 grammes par repas. Au début, ça me semblait énorme. Je n’avais pas l’habitude de manger autant de protéines.

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Petit-déjeuner : au lieu de mes céréales ou tartines habituelles (zéro protéines), j’ai commencé à manger 3 œufs brouillés avec 30g de fromage et 1 tranche de jambon, accompagnés d’une tranche de pain complet. Total : environ 30g de protéines. Les premières fois, je trouvais ça lourd. Mais après une semaine, j’ai remarqué que je n’avais plus faim à 10h. Avant, je mourais de faim et je grignotais des biscuits. Là, je tenais jusqu’au déjeuner facilement.

Déjeuner : 150g de poulet ou poisson (30g de protéines) + légumes à volonté + 100g de féculents (riz, pâtes, quinoa). Le volume de protéines me semblait énorme au début, mais Sophie insistait : il fallait cette quantité pour me caler. Et ça marchait. Après ce déjeuner, je me sentais rassasiée pour la première fois depuis des années. Cette sensation de satiété durait 3-4 heures, incroyable pour moi qui avais faim une heure après manger habituellement.

Goûter : 200g de fromage blanc 0% (20g de protéines) avec des fruits ou 30g d’amandes (6g de protéines) avec un fruit. Dîner : 120g de viande ou poisson (25-30g de protéines) + légumes à volonté + éventuellement un petit morceau de pain complet. Avec cette répartition, j’atteignais facilement mes 120g de protéines quotidiennes. Et l’effet sur ma faim a été spectaculaire dès la première semaine.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « Les protéines ont trois effets majeurs sur la satiété. Un : elles ralentissent la vidange gastrique, donc on se sent rassasié plus longtemps. Deux : elles stabilisent la glycémie, évitant les pics et chutes de sucre qui déclenchent la faim. Trois : elles ont un effet thermique élevé, c’est-à-dire que le corps dépense beaucoup de calories pour les digérer, ce qui augmente le métabolisme. Pour quelqu’un qui a constamment faim, doubler ou tripler son apport en protéines est souvent la solution la plus efficace. J’ai vu des patients régler 80% de leur problème de faim juste en corrigeant ce paramètre. »

Comment j’ai modifié mon sommeil pour réguler ma faim ?

Le deuxième pilier de ma transformation a été le sommeil. Sophie m’a montré des études scientifiques impressionnantes : dormir 6h au lieu de 8h augmente la ghréline (hormone de la faim) de 28% et diminue la leptine (hormone de satiété) de 18%. Pas étonnant que j’avais tout le temps faim. Mon corps était littéralement en mode famine à cause du manque de sommeil.

J’ai dû revoir toute mon organisation. Avant, je me couchais vers minuit-1h et je me levais à 6h30 pour le travail. Je pensais que je n’avais pas le temps de dormir plus. Sophie m’a fait comprendre que c’était une question de priorités. Si je voulais vraiment maigrir, le sommeil était aussi important que l’alimentation. J’ai commencé à me coucher à 22h30 pour dormir jusqu’à 6h30, soit 8 heures de sommeil.

Les changements ont été progressifs. La première semaine, j’avais du mal à m’endormir tôt. Sophie m’a donné des conseils : arrêter les écrans à 21h30, prendre une douche chaude, lire au lit, boire une tisane, faire quelques étirements. Créer un rituel du coucher. Après deux semaines, mon corps s’était habitué. Je m’endormais facilement vers 22h30-23h. Et surtout, je me réveillais reposée pour la première fois depuis des années.

L’impact sur ma faim a été visible au bout de 3 semaines de sommeil régulier. Ma faim du matin était moins intense. Je n’avais plus ces envies irrésistibles de sucre à 16h. Mon cerveau réclamait moins de nourriture pour compenser la fatigue. Sophie m’avait prévenue : le manque de sommeil pousse le corps à chercher de l’énergie rapide dans la nourriture, surtout le sucre. En dormant mieux, mon corps n’avait plus besoin de cette compensation.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « Le sommeil est le grand oublié de la perte de poids. Tout le monde parle d’alimentation et de sport, mais personne ne parle de dormir. Pourtant, les études sont sans appel : les personnes qui dorment moins de 7h par nuit ont 55% plus de risques d’obésité. Le manque de sommeil dérègle non seulement les hormones de la faim, mais aussi la sensibilité à l’insuline, augmente le cortisol (hormone du stress), et réduit la volonté et la capacité à faire de bons choix alimentaires. Dormir 8h par nuit n’est pas du luxe, c’est une nécessité physiologique pour réguler son poids. »

Comment l’hydratation a transformé ma relation à la faim ?

Le troisième changement majeur a été l’hydratation. Sophie m’a fixé un objectif de 2,5 litres d’eau par jour, soit plus du double de ce que je buvais avant. Au début, ça me semblait impossible. Je n’avais jamais soif, comment allais-je boire autant ? Elle m’a expliqué que justement, ne pas avoir soif était le signe que j’étais chroniquement déshydratée et que mon corps avait cessé d’envoyer le signal.

J’ai commencé par des stratégies simples : toujours avoir une grande bouteille d’eau (1L) sur mon bureau au travail, avec l’objectif de la finir avant midi, puis une autre avant 17h. Boire un grand verre d’eau au réveil, avant chaque repas, et un avant de me coucher. J’ai téléchargé une application qui me rappelait de boire toutes les heures. Les premiers jours, j’allais aux toilettes constamment, mais Sophie m’avait prévenue que c’était normal et temporaire.

Au bout de 10 jours, quelque chose d’incroyable s’est produit. Je commençais à ressentir la vraie soif pour la première fois depuis des années. Mon corps s’était réhabitué à être hydraté et réclamait maintenant de l’eau. Mais surtout, ma faim avait diminué de manière spectaculaire. Sophie m’avait appris une technique : quand j’avais faim entre les repas, je buvais d’abord un grand verre d’eau et j’attendais 15 minutes. Dans 60% des cas, la faim disparaissait complètement. C’était de la soif déguisée en faim.

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L’eau avait aussi un autre effet : elle remplissait mon estomac. Avant les repas, je buvais 500ml d’eau. Mon estomac était déjà partiellement rempli, donc je mangeais moins. Sophie m’a expliqué qu’il existe des mécanorécepteurs dans l’estomac qui envoient un signal de satiété au cerveau quand l’estomac est étiré. Que ce soit par de l’eau ou de la nourriture, le signal est le même. Boire beaucoup d’eau activait ces récepteurs et réduisait naturellement mon appétit.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « L’hydratation est un levier sous-estimé dans la gestion de la faim. Le cerveau peut confondre soif et faim parce que les deux signaux proviennent de l’hypothalamus, une zone proche du cerveau. Beaucoup de mes patients découvrent que leur ‘faim de 16h’ disparaît après avoir bu un grand verre d’eau. De plus, l’eau n’a aucune calorie mais occupe de l’espace dans l’estomac. Boire 2-2,5L par jour est une stratégie simple mais terriblement efficace pour réduire naturellement son appétit. C’est gratuit, accessible, sans effet secondaire. »

Comment j’ai géré mon stress et mes émotions sans manger ?

Sophie a aussi identifié que je mangeais beaucoup par stress et par émotion. Mon travail était très stressant (je suis comptable en cabinet, les périodes de déclarations sont intenses). Quand j’étais stressée, anxieuse ou triste, je me réconfortais avec la nourriture. Un paquet de biscuits, une tablette de chocolat, des chips. Manger me calmait temporairement, puis je culpabilisais, ce qui créait encore plus de stress. Cercle vicieux.

Elle m’a fait faire un exercice pendant deux semaines : à chaque fois que j’avais envie de manger entre les repas, je devais me poser trois questions. Un : « Est-ce que j’ai vraiment faim physiquement (ventre qui gargouille, sensation de faiblesse) ? » Deux : « Qu’est-ce que je ressens en ce moment (stress, ennui, tristesse, fatigue) ? » Trois : « Qu’est-ce dont j’ai vraiment besoin (manger, ou autre chose) ? » Cet exercice m’a fait prendre conscience que 80% du temps, je n’avais pas faim, j’avais autre chose.

Sophie m’a donné des alternatives au grignotage émotionnel. Quand je me sentais stressée : 5 minutes de respiration profonde, ou une courte marche dehors, ou appeler une amie. Quand je m’ennuyais : lire, faire un puzzle, prendre un bain. Quand j’étais triste : écrire dans un journal, écouter de la musique. Au début, ces alternatives me semblaient ridicules. Mais en les appliquant systématiquement, j’ai réalisé qu’elles fonctionnaient. Mes envies de grignoter passaient.

J’ai aussi commencé la méditation 10 minutes par jour avec une application. Sophie m’avait expliqué que la méditation aide à réguler le cortisol (hormone du stress) et améliore la conscience de ses sensations corporelles, dont la faim. Après deux mois de pratique, je sentais mieux quand j’avais vraiment faim versus quand c’était de l’émotion. Cette conscience a été un outil puissant pour reprendre le contrôle.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « La faim émotionnelle est très différente de la faim physique, mais beaucoup de gens ne font pas la distinction. La faim émotionnelle est soudaine, urgente, dirigée vers des aliments spécifiques (souvent sucrés ou gras), et ne disparaît pas après avoir mangé – on peut même se sentir coupable. La faim physique est progressive, accepte n’importe quel aliment, et disparaît quand on a mangé suffisamment. Apprendre à distinguer les deux est fondamental. Ensuite, il faut trouver d’autres stratégies de gestion émotionnelle que la nourriture. C’est un travail de fond, parfois avec un psychologue, mais c’est indispensable pour réussir à long terme. »

Quel plan alimentaire m’a permis de perdre du poids sans avoir faim ?

Une fois que Sophie a corrigé mes bases (protéines, sommeil, hydratation, stress), elle m’a construit un plan alimentaire en déficit calorique mais qui me permettait de ne pas avoir faim. Mes besoins énergétiques totaux étaient d’environ 2200 calories par jour. Pour perdre du poids à un rythme sain de 0,5 à 0,8 kilo par semaine, elle m’a fixé un objectif de 1800 calories par jour, soit un déficit de 400 calories.

Mais l’astuce, ce n’était pas juste le nombre de calories. C’était la composition et la répartition. Sophie a structuré mes journées en 4 repas espacés de 4 heures maximum. Chaque repas devait contenir 25-30g de protéines, des fibres (légumes, fruits, céréales complètes), et des bonnes graisses (huile d’olive, avocat, oléagineux). Cette combinaison maximise la satiété.

Petit-déjeuner (450 kcal) : 3 œufs + 30g fromage + 1 tranche pain complet + 1 fruit. Déjeuner (550 kcal) : 150g poulet/poisson + 200g légumes + 100g féculents + 1 c.à.s. huile d’olive. Goûter (250 kcal) : 200g fromage blanc 0% + 20g amandes + fruits rouges. Dîner (500 kcal) : 120g viande/poisson + 300g légumes + 1 petite portion féculent ou fromage. Collation facultative (50 kcal) : légumes crus si vraiment faim.

Avec ce plan, je ne mourais jamais de faim. J’avais toujours quelque chose à manger dans maximum 4 heures. Les protéines me calaient, les fibres remplissaient mon estomac, les bonnes graisses apportaient de la satiété. Sophie m’autorisait aussi un repas libre par semaine, où je mangeais ce que je voulais sans compter. Cette soupape de sécurité m’évitait la frustration et les craquages.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « Un bon plan alimentaire pour perdre du poids ne doit jamais laisser la personne affamée. Si on a faim tout le temps, on va craquer, c’est inévitable. Le secret c’est de créer un déficit calorique modéré (300-500 kcal/jour maximum) tout en optimisant la satiété : protéines élevées (1,6-2g/kg), fibres abondantes (légumes à volonté), répartition sur 3-4 repas, hydratation importante. Avec cette approche, mes patients perdent du poids tout en se sentant bien, énergiques, et sans obsession alimentaire. C’est durable parce que ce n’est pas une torture. »

Quand ai-je commencé à voir des résultats sur la balance ?

Les deux premières semaines avec le nouveau plan, j’ai perdu 2,5 kilos. C’était en partie de l’eau et du glycogène, Sophie m’avait prévenue. Mais psychologiquement, voir la balance descendre après des années de stagnation ou de yo-yo était incroyablement motivant. Et surtout, pour la première fois, je ne mourais pas de faim. Je pouvais tenir mon plan sans souffrir.

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Entre le premier et le troisième mois, j’ai perdu 4 kilos supplémentaires, soit environ 0,7 kilo par semaine. La perte était régulière et stable. Je n’avais pas de grosses variations comme avant où je perdais 3 kilos puis en reprenais 4. Mon corps s’adaptait progressivement. À trois mois, je pesais 78,5 kilos, soit 6,5 kilos de moins qu’au départ. Mes vêtements me flottaient, mes collègues me faisaient des compliments.

Entre le quatrième et le sixième mois, j’ai perdu 3,5 kilos de plus pour arriver à 75 kilos actuellement. La perte s’était un peu ralentie, c’est normal plus on se rapproche de son poids de forme. Mais j’étais patiente cette fois. Pas de frustration, pas d’obsession. Je vivais normalement, je mangeais bien, je ne me privais pas excessivement. Total : 10 kilos perdus en 6 mois, soit une moyenne de 1,7 kilo par mois. Un rythme parfait selon Sophie.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « La patiente a perdu du poids à un rythme idéal, ni trop lent ni trop rapide. Plus important encore, elle l’a fait sans faim excessive, sans frustration, sans craquages majeurs. C’est la preuve qu’on n’a pas besoin de souffrir pour maigrir. Quand on corrige les déséquilibres qui causent la faim excessive, la perte de poids devient presque naturelle. Le corps coopère au lieu de résister. C’est cette approche qui permet un maintien du poids à long terme, parce qu’on a créé de nouvelles habitudes durables, pas juste suivi un régime temporaire. »

Comment ma relation à la nourriture a changé ?

Aujourd’hui, 6 mois après avoir commencé mon suivi avec Sophie, ma relation à la nourriture est transformée. Je ne pense plus à manger constamment. Je peux passer plusieurs heures sans que la nourriture occupe mes pensées. Cette liberté mentale est presque plus précieuse que les kilos perdus. Je ne suis plus esclave de ma faim.

Je ressens maintenant la vraie faim et la vraie satiété, deux sensations que j’avais complètement perdues. Quand j’ai faim, je mange. Quand je suis rassasiée, j’arrête, même s’il reste de la nourriture dans mon assiette. Avant, je finissais toujours mon assiette par principe, même gavée. Maintenant, j’écoute mon corps. Cette connexion corps-esprit s’est rétablie grâce au travail sur le sommeil, le stress et l’alimentation équilibrée.

Je me permets aussi des écarts sans culpabilité. Un restaurant, une part de gâteau d’anniversaire, une pizza entre amis. Mais ces écarts restent occasionnels et ne déclenchent plus de craquages de plusieurs jours. Je compense naturellement en mangeant plus léger le lendemain. Mon corps a trouvé son équilibre. Je ne me sens plus en guerre contre moi-même, contre ma faim, contre mon corps. C’est devenu une relation de coopération.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « Ce témoignage illustre parfaitement qu’on peut maigrir durablement uniquement en corrigeant les causes physiologiques de la faim excessive. Pas besoin de volonté surhumaine ou de privation extrême. Juste comprendre ce qui se passe dans le corps et agir sur les bons leviers : protéines, sommeil, hydratation, gestion du stress. Une fois ces bases solides, la perte de poids devient beaucoup plus facile. La patiente a perdu 10 kilos mais plus important, elle a retrouvé une relation saine à la nourriture et à son corps. C’est ça, le vrai succès à long terme. »

En complément du contrôle de votre appétit, consultez nos conseils si vous faites du sport mais ne maigrissez pas pour comprendre les autres facteurs qui peuvent bloquer votre perte de poids.

Quels conseils je donnerais à quelqu’un qui a toujours faim ?

Première étape : augmentez drastiquement vos protéines. Visez 1,5 à 2g par kilo de poids corporel. Mettez des protéines à chaque repas, y compris le petit-déjeuner et le goûter. C’est probablement le changement qui aura le plus gros impact sur votre faim. Commencez par là avant même de penser à réduire vos calories. Donnez-vous 2 semaines pour observer l’effet.

Deuxième étape : dormez 7h30-8h par nuit minimum. Je sais, c’est difficile, ça demande de réorganiser sa vie. Mais c’est non négociable si vous voulez vraiment contrôler votre faim. Le manque de sommeil dérègle vos hormones et rend la perte de poids presque impossible. Faites-en une priorité absolue pendant au moins un mois, vous verrez la différence sur votre appétit.

Troisième étape : buvez 2 à 2,5L d’eau par jour. Ayez toujours une bouteille d’eau avec vous. Buvez un grand verre avant chaque repas et quand vous pensez avoir faim entre les repas. Cette stratégie simple m’a permis de réduire mes grignotages de 60%. C’est gratuit, facile, et ça marche.

Quatrième étape : identifiez vos déclencheurs émotionnels. Tenez un journal de vos envies de manger : quand, quoi, dans quel contexte, quelle émotion. Vous découvrirez des patterns. Ensuite, trouvez des alternatives à la nourriture pour gérer ces émotions. Ça demande du temps et de la pratique, mais c’est libérateur.

Cinquième étape : consultez un professionnel. Un nutritionniste ou un médecin peut identifier des causes que vous ne soupçonnez pas (déséquilibre hormonal, résistance à l’insuline, problème thyroïdien). Ne restez pas seul avec ce problème en pensant que c’est juste un manque de volonté. Ce n’est jamais juste ça.

L’avis de Sophie, nutritionniste : « La faim excessive n’est pas une fatalité. C’est un symptôme qui a des causes identifiables et corrigeables. Mon message principal : arrêtez de vous battre contre votre faim avec de la volonté. Ça ne marche pas à long terme. Comprenez pourquoi vous avez faim et agissez sur les causes. Votre corps n’est pas votre ennemi, il essaie de vous dire que quelque chose ne va pas. Écoutez-le, corrigez ce qui dysfonctionne, et la faim se régulera naturellement. C’est beaucoup plus facile et durable que de se priver en serrant les dents. »

Si vous voulez maigrir mais avez toujours faim, sachez que vous n’êtes pas condamné à vivre avec cette sensation. Ma faim excessive avait des causes physiologiques précises : déficit en protéines, manque de sommeil, déshydratation, et stress chronique. En corrigeant ces quatre facteurs avec l’aide de Sophie, j’ai enfin pu perdre 10 kilos en 6 mois sans souffrir de la faim.

La clé n’est pas de lutter contre la faim avec de la volonté. C’est de comprendre pourquoi vous avez faim et d’agir sur les vraies causes. Augmentez vos protéines, dormez suffisamment, hydratez-vous massivement, gérez votre stress autrement qu’en mangeant. Ces changements semblent simples mais ils ont le pouvoir de transformer complètement votre relation à la nourriture et de rendre la perte de poids enfin possible et durable.

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