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“Repas à reculons” : la technique minceur des sportifs qui fascine les experts

Vous pensez avoir tout vu en matière de régimes ? Accrochez vos fourchettes et préparez vos papilles : voici le « repas à reculons », la nouvelle tendance (un peu étrange) des sportifs de haut niveau qui commence à faire parler d’elle jusque dans nos cuisines… et nos dessertes !

Un phénomène qui fait beaucoup de bruit… à l’envers

Dans le cercle très fermé de la minceur, impossible d’ignorer la nouvelle coqueluche des tabloïds alimentaires : le repas à reculons, ou « backward eating » pour les plus anglophiles d’entre nous. Ce n’est pas une blague ni une technique secrète d’esquive pour éviter la vaisselle. Le concept est simple, presque enfantin : il s’agit tout bonnement de manger vos plats… dans l’ordre inverse du traditionnel entrée-plat-dessert. Oubliez donc la salade qui ouvre le bal, ici, on commence par le dessert, on poursuit avec le plat de résistance, et on termine… sur l’entrée. Oui, vous avez bien lu.

Et il n’y a pas que les Youtubeurs en mal de buzz qui s’y mettent ! Ce rituel alimentaire est vanté par bon nombre de sportifs de haut niveau et commence à séduire ceux qui, comme vous et moi, cherchent à perdre ces quelques grammes récalcitrants tout en restant dans la tendance.

Des ambassadeurs prestigieux : quand les stars du sport s’en mêlent

Si la mode s’infuse aussi vite, c’est grâce au bouche-à-oreille de figures médiatiques qui osent tout tester (et souvent adopter pour de bon). Prenez Robert Lewandowski, légende du Bayern Munich (vous savez, celui qui a joué avec Franck Ribéry, rien que ça !). Lorsqu’on lui demande de détailler son repas à reculons pour nos amis du Times, voici son menu :

  • Il débute par… un brownie à base de cacao pur (la cerise sur le gâteau, en préambule !).
  • Puis, enchaîne avec un plat de viande blanche ou de poisson, agrémenté de riz.
  • Et pour finir, c’est la soupe ou la salade qui vient clore l’affaire.
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Vous avez faim ? Ou juste très intrigué ?

Ce rituel rappelle le régime inversé, mais là où celui-ci inverse carrément les types de repas (déjeuner le soir, dîner le matin, on ne juge pas…), ici, on « rembobine » simplement l’ordre des plats lors d’un même repas.

Que dit la science ? Le cerveau et le sucre, une drôle de danse

La pratique ne manque pas de défenseurs, études à l’appui. En 2014, des chercheurs de l’Imperial College of London se sont intéressés à cette question. Selon leurs travaux, commencer par le dessert (riche en glucides et en sucres, comme tout bon dessert qui se respecte), permettrait au cerveau de mieux estimer les besoins en glucose de notre organisme. Résultat ? On adapterait instinctivement notre consommation, évitant ainsi de « trop » manger – ce qui, avouez-le, n’est pas négligeable après plusieurs semaines de galette des rois.

D’ailleurs, ce sont ces arguments scientifiques qui convainquent chaque jour davantage d’individus lambda à sauter à pieds joints dans la tendance.

Des voix dissonantes et des précautions — tout ne se mange pas à l’envers !

Mais, parce qu’en nutrition comme en amour, on préfère éviter de tout inverser sans réfléchir, la prudence reste de mise. Plusieurs diététiciens et nutritionnistes s’accordent à dire que la tendance a aussi ses revers de médaille. En ouvrant le bal avec un aliment sucré, l’augmentation rapide de la glycémie serait inévitable : le dessert, seul en scène, passe en trombe dans le sang, sans le frein des autres aliments. Selon eux, ce pic de sucre, en plus d’être un pousse-au-snack l’après-midi, pourrait même renforcer les envies de grignotage…

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Et ce n’est pas tout : le repas à reculons n’est pas à mettre entre toutes les menottes. Avis aux têtes brûlées : un passage préalable chez le médecin ou le professionnel de santé est recommandé avant de tenter l’expérience. D’autant que, pour certaines personnes, cela pourrait accentuer un risque de diabète. Mince alors !

  • Augmentation rapide de la glycémie
  • Risque de grignotages accrus
  • Danger possible chez les personnes fragiles (diabète)

En résumé ? La technique du repas à reculons fascine autant qu’elle divise. Si elle semble offrir à certains sportifs une arme de plus dans leur panoplie minceur, chacun se doit de prendre du recul (oui, elle était facile celle-là) avant de bouleverser ses habitudes. Alors, prêt à tenter le dessert en guise d’apéro ? Mais, au moindre doute, on consulte. Car parfois, avancer à reculons n’est pas toujours synonyme de progrès !

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