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Voici pourquoi les sports individuels inquiètent de plus en plus les parents d’enfants

Voici pourquoi les sports individuels inquiètent de plus en plus les parents d’enfants : quand les crampons font douter

Le sport, c’est bon… mais pas toujours !

Autrefois, la simple idée qu’un sportif puisse être fragilisé mentalement donnait lieu à des regards gênés et à des « allez, serre les dents ! ». Heureusement, les langues se délient sous l’impulsion d’athlètes courageux – oui, Naomi Osaka, à toi l’honneur ! Désormais, reconnaître l’existence de troubles psychiques chez les sportifs, même les plus brillants, n’est plus tabou. Et grâce aux progrès des études, on commence à comprendre ce qui peut parfois coincer dans le mental d’un champion… ou d’un enfant en short et baskets.

Une étude américaine qui fait bouger les lignes

Si pendant des années la maxime « du sport pour tout le monde ! » était de mise, surveillez vos méninges : une grande étude américaine publiée dans la revue Plos One vient semer le doute. Les chercheurs se sont penchés sur 11 235 enfants âgés de 9 à 13 ans et les ont suivis durant dix ans. Les jeunes ont été répartis dans quatre catégories :

  • ceux qui pratiquent uniquement un sport collectif
  • ceux qui font un sport individuel
  • ceux qui combinent les deux
  • ceux qui ne font tout simplement aucun sport (et qui ne ramènent donc jamais de maillots sales)

Et là, surprise ! Les résultats cassent des idées reçues. Les enfants inscrits dans des sports individuels comme le tennis ou la lutte présentent plus de difficultés d’ordre psychique – et même un peu plus que ceux qui ne pratiquent pas du tout d’activité sportive. Le mythe du sport comme remède universel à tous les bobos de l’âme prend un sacré coup dans les tibias ! Selon les chercheurs, « à notre grande surprise, les jeunes qui ne pratiquaient que des sports individuels, comme la gymnastique ou le tennis, avaient plus de problèmes d’ordre mental que ceux qui ne pratiquaient pas de sports d’équipe ».

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Le collectif : un antidote contre l’angoisse ?

Loin des idées reçues, ce sont bel et bien les sports d’équipe qui semblent jouer les super-héros de la santé mentale. Les chercheurs de la California State University notent que la participation à un sport collectif est associée à une meilleure santé psychosociale qu’une activité individuelle. Moins d’anxiété, moins d’angoisse, une dépression qui fait grise mine : les bénéfices sont nets. Pourquoi cette différence ?

Le psychiatre américain Julian Lagoy propose une explication pleine de bon sens : « Il est plus facile de perdre dans un sport collectif car vous ne portez pas toute la culpabilité de la défaite sur vos épaules. Quand vous gagnez ou perdez en équipe, vous partagez la victoire ou la défaite avec les autres, ce qui peut rendre la défaite plus supportable et les victoires plus agréables. »

Et la pression parentale dans tout ça ? Elle semble peser plus lourd sur les enfants pratiquant seuls, transformant la compétition en un fardeau parfois bien difficile à porter.

Un cas à part : les enfants autistes

Si les sports collectifs apportent manifestement du réconfort à la majorité, il existe une exception de taille : les enfants autistes. D’après la thérapeute Stacy Haynes, « ils ont souvent du mal dans les sports d’équipes en raison de leur propre perception du jeu, de leurs coéquipiers, des pressions sociales ». La recommandation est alors claire : pour ces enfants-là, les sports individuels comme l’athlétisme, le tennis, la natation ou le karaté, sont à privilégier.

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En guise de conclusion : Si vos enfants veulent enfiler un maillot, posez-leur la question du collectif… et gardez l’oeil ouvert sur leur bien-être. L’équation « un terrain, des copains, moins d’angoisse » fonctionne souvent, mais chaque enfant reste unique. Le principal ? Que le sport rime, autant que possible, avec plaisir – et jamais avec pression.

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