Insomnies, bouffées de chaleur, sautes d’humeur, moral en montagnes russes et, cerise sur le gâteaux, ballonnements… Si la péri-ménopause se dévoile comme une étape incontournable de la vie, elle s’invite parfois avec une véritable panoplie d’inconforts. Bonne nouvelle ? Il existe un remède simple et accessible, recommandé par Céline Roy, fondatrice d’une méthode éponyme et ancienne danseuse : le sport. Mais pas n’importe lequel ! Suivez le guide pour éviter les pièges et bouger en toute sérénité.
Le sport en période de ménopause : oui, mais pas n’importe comment
C’est entendu : pratiquer une activité sportive régulière, c’est l’un des secrets d’une bonne santé. Seulement voilà, autour de la ménopause, le corps change. Et il vaut mieux ne plus s’entraîner comme à vingt ans : il faut adapter la cadence sous peine de fragiliser davantage un organisme déjà en pleine mutation.
Céline Roy met en garde : les efforts trop intenses et prolongés sont à éviter durant cette période charnière, car ils risquent de causer plus de tort que de bien. Il est donc conseillé de faire une croix, ou du moins une parenthèse, sur :
- Les sports de combat comme la boxe
- Les sports très intensifs tels que le squash ou le tennis
- Les sports extrêmes, type parachute ou haute montagne
Et pour les sportives confirmées ou adeptes des marathons sur-stimulants, une recommandation : débuter toute session par 15 minutes de respiration pour démarrer en douceur.
Pourquoi éviter l’excès d’intensité pendant la ménopause ?
Après 45 ans, surtout aux alentours de la ménopause, notre physiologie devient hyper-sensible. Les activités sportives intensives placent le corps « dans le rouge », ce qui provoque une montée rapide du cortisol, alias hormone du stress. Ce déséquilibre n’est pas anodin, loin s’en faut !
Lorsque le cortisol fait des siennes, tout s’en mêle. La régulation de l’insuline – l’hormone censée pomper le sucre du sang pour alimenter nos organes en énergie – se voit perturbée. Conséquence : le sucre reste dans le sang, il se stocke, et bonjour la prise de poids ! Mais ce n’est pas tout. Un taux de cortisol élevé engendre aussi :
- Fatigue persistante
- Douleurs articulaires et musculaires
- Augmentation de l’appétit
- Insomnies
- Troubles de la tension artérielle
- Hausse du cholestérol
- Risque augmenté de maladies cardiovasculaires
Bref, se dépasser physiquement n’est pas toujours synonyme de se faire du bien, surtout quand le corps nous envoie de timides (ou moins timides) signaux d’alarme.
Adapter sa routine sportive : oui aux activités modérées !
Faut-il ranger ses baskets au placard ? Sûrement pas. Mais la clef réside dans l’adaptation. Céline Roy prône la mesure avant l’exploit et conseille de commencer toute séance par une activité modérée, histoire de faire baisser en douceur le niveau de cortisol. Elle propose même, dans sa méthode, une séance idéale structurée en trois temps. (Mais gardons un peu de mystère, chaque chose en son temps !).
Parmi les choix recommandés pour naviguer avec légèreté sur les vagues de la ménopause : la méditation, la danse, la gymnastique, la natation ou encore le vélo. Pas d’obligation de se prendre pour un sprinter (ni pour un héros du Tour de France), l’idée est de privilégier la qualité à la performance.
Autres alliés précieux : les sports à impact léger, qui stimulent la densité osseuse sans martyriser les articulations. Citons en particulier :
- La marche, douce ou rapide
- La randonnée
Et pour allier plaisir et bien-être du corps ET de l’esprit, rien de tel que toutes ces activités douces à pratiquer en extérieur. Une bouffée d’oxygène, au sens propre comme au figuré !
Conclusion : écoutez votre corps, il a des choses à dire !
En résumé : la ménopause n’est pas une fatalité sportive, mais elle réclame que l’on revoie ses habitudes. Les efforts démesurés sont à proscrire, tandis que les activités modérées, pratiquées selon un rythme adapté et en tenant compte de ses sensations, sont à privilégier.
Un dernier conseil ? Avant de vous lancer dans votre prochaine séance, prenez trente secondes pour écouter ce que vous dit votre corps. Il saura vous indiquer si aujourd’hui, c’est marche-randonnée en forêt… ou navette de natation en mode détente ! Le sport reste l’un des meilleurs alliés pour traverser la ménopause, à condition d’y aller à votre rythme, avec douceur et intelligence. Et pourquoi pas avec le sourire, tant qu’à faire !



