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On ne pourra jamais vieillir au-delà de cet âge incroyable, découvrez pourquoi

On a tous entendu un proche lancer, entre deux bougies d’anniversaire : « Oh, si je pouvais juste vivre un peu plus longtemps ! » Mais jusqu’où pouvons-nous vraiment pousser la machine humaine ? Bonne nouvelle, on ne va pas tenir éternellement… et voilà pourquoi cette limite fascine tant savants et rêveurs du monde entier.

Une longévité humaine qui ne cesse de reculer… ou d’avancer ?

En France, chaque année apporte sa moisson de records : l’espérance de vie grimpe, les centenaires se multiplient. Mais arrêtons-nous un instant et remontons le temps : à la fin du 18e siècle, les biologistes pensaient qu’une personne en parfaite santé, épargnée par les fièvres et autres petits tracas mortels, pouvait espérer atteindre 100 ans. Radar en main, ils constataient que franchir cette barre relevait du miracle, tant les centenaires étaient rares comme un trèfle à quatre feuilles en hiver.

Depuis, la médecine et l’amélioration de nos conditions de vie nous ont permis d’allonger – un peu – la corde du temps. Adieu certaines maladies, bonjour antibiotiques et écrans solaires : petit à petit, la limite de longévité humaine a été poussée de 110 à 115 ans, puis à 120 ans, selon l’Ined. Et, en 1997, la célèbre Jeanne Calment a soufflé ses 122 bougies, établissant au passage le record mondial de longévité humaine (et probablement le plus grand gâteau d’anniversaire jamais mangé par une seule personne !).

La science s’en mêle : où s’arrête la fête ?

Mais la question demeure : pourrait-on aller encore plus loin ? Certains scientifiques se sont penchés sur ce mystère aussi vieux que l’humanité elle-même. Avec les progrès de la génétique et une meilleure compréhension des mécanismes de vieillissement, quelques rêveurs sérieux envisagent la possibilité – au conditionnel, s’il vous plaît ! – de vivre (beaucoup) plus longtemps.

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Dans la revue Nature, des chercheurs de Singapour ont cherché à estimer LA limite. Pas celle qu’on repousse d’une petite année, mais le véritable plafond de verre (et pour l’éclater, il en faudrait, de la résilience). Ils ont étudié le vieillissement de nombreuses personnes des États-Unis et d’Angleterre, analysant aussi bien leurs bilans sanguins que leurs niveaux d’activité physique, histoire de ne rien laisser au hasard.

Bilan ? Au fil des années, notre corps met de plus en plus de temps à se remettre du stress lié à une infection ou un souci de santé – un peu comme s’il fallait passer du red bull en intraveineuse à la sieste après chaque contrariété. Ce temps de récupération, c’est ce que les chercheurs appellent la « résilience ».

La « résilience » : l’arbitre du temps

Les résultats sont clairs, presque poétiques :

  • À 40 ans, le corps met en moyenne 2 semaines à retrouver sa vitesse de croisière après un stress sanitaire.
  • Dès 80 ans, il lui faut déjà 6 semaines pour rebondir – patience, donc !
  • Autour de 90 ans, le cap des 8 semaines est franchi. Et plus le temps passe, plus ça traîne.

Comme l’explique Timothy Pyrkov, auteur de l’étude, « en vieillissant, il faut de plus en plus de temps pour récupérer après une perturbation, et nous passons de moins en moins de temps proche de l’état physiologique optimal ». Autrement dit, le corps devient un diesel qui rechigne au démarrage chaque matin !

Surtout, les chercheurs avancent que, passé un certain âge, l’être humain perd totalement sa capacité de résilience, et ce même s’il n’a pas de maladie chronique. « La résilience serait finalement perdue au point critique à un âge compris entre 120 et 150 ans, indiquant ainsi la limite absolue de la durée de vie humaine », rapportent-ils. À cette étape, même entouré des meilleurs médecins, le corps ne parviendrait plus à remonter la pente.

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Et demain, des remèdes miracles ?

Cette découverte est jugée majeure, car elle éclaire le rôle fondamental de la résilience dans notre longévité. Plus fascinant encore : selon les scientifiques, même la prévention la plus avancée et les traitements les plus efficaces contre les maladies liées à l’âge ne parviendraient qu’à augmenter la durée de vie moyenne – mais pas la durée de vie maximale. Ce plafond ne bougera vraiment que si de véritables « thérapies anti-âge » viennent, un jour peut-être, bouleverser la donne.

En attendant ce possible coup de baguette magique, on sait désormais qu’il existe une barrière, quelque part entre 120 et 150 ans. De quoi relativiser devant la prochaine bougie soufflée, et savourer chaque année… avec ou sans record mondial à battre !

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