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Voici comment arrêter la prise de poids à la ménopause selon un médecin

Arrêter la prise de poids à la ménopause : mission impossible ? Sûrement pas ! Si le combat contre la balance semble inévitable dans cette phase de la vie, de bons réflexes existent pour reprendre l’avantage. Décryptage des conseils précieux d’une médecin américaine, pour celles qui souhaitent garder la ligne (ou du moins ne pas céder tout leur stock de pantalons à taille élastique).

Comprendre la ménopause et ses implications sur le poids

La ménopause, ce mot qui fait frémir bon nombre de femmes, marque l’arrêt définitif des menstruations, généralement entre 45 et 55 ans. Pas de panique, c’est un phénomène naturel et totalement inévitable : après des années de sécrétion d’œstrogènes et de progestérone pour préparer une potentielle fécondation, la réserve de follicules ovariens s’épuise, allant jusqu’à devenir totalement vide. Pour qu’on parle véritablement de ménopause, il faut une absence de règles pendant douze mois d’affilée.

Mais la fête ne s’arrête pas là : des symptômes incontournables accompagnent cette étape, parmi lesquels des sueurs nocturnes, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, troubles de l’humeur, coups de fatigue, voire dépression. Et pour couronner le tout, la prise de poids s’invite, souvent sans prévenir et parfois même avant l’apparition officielle de la ménopause.

Périménopause : la transition où tout commence

Avant d’entrer dans le vif du sujet, arrêtons-nous sur la périménopause, cette zone grise (ni tout à fait jeune, ni complètement ménopausée) qui dure entre 2 et 4 ans. Pendant cette période de transition, cycles irréguliers et symptômes dérangeants sont au programme, dont la fameuse prise de poids.

Comme l’explique Trisha Pasricha, médecin au Massachusetts General Hospital et professeure à la Harvard Medical School, tout commence ici : c’est la fluctuation hormonale qui perturbe les cycles menstruels, favorise les bouffées de chaleur et affecte le métabolisme. L’activité ovarienne ralentit, puis s’arrête, perturbant sérieusement la gestion de la masse corporelle.

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Ainsi, la réduction de la production d’œstrogènes entraîne la diminution de la masse maigre et musculaire – ces précieux muscles brûleurs de calories – et l’augmentation parallèle du stock de graisse, notamment autour de la ceinture abdominale. Cette redistribution ne facilite pas la combustion des calories et rend la perte de poids (déjà pas simple à la base !) plus ardue.

Les trois conseils clés d’une médecin pour limiter la prise de poids

Heureusement, tout n’est pas perdu ! Trisha Pasricha livre trois recommandations pour garder la prise de poids à distance.

  • Tournez le dos aux régimes restrictifs : La spécialiste déconseille vivement les privations caloriques, inefficaces sur la durée. Elle encourage au contraire d’adopter le régime méditerranéen, riche en fruits et légumes frais ou secs de saison, poissons gras, huiles végétales et pâtes complètes. Privilégiez les aliments entiers, non transformés, gardant intacts leurs nutriments et fibres, sans additifs chimiques. Simplissime, mais redoutablement efficace sur la durée.
  • Bougez, bougez, bougez ! : L’activité physique est un atout indiscutable. Selon une étude menée sur plus de 3 000 femmes américaines en périménopause (SWAN – Study of Women’s Health Across the Nation), plus votre quotidien est actif (sport, marche, déplacements à pied…), plus la perte de poids est observée. À l’inverse, un mode de vie sédentaire type « soirée films à gogo » favorise l’accumulation de kilos. Moralité : à vos baskets, même pour aller chercher le pain !
  • Chouchoutez votre sommeil : Le sommeil est votre allié insoupçonné. Dormir plus de 7 heures par nuit de manière régulière aurait un effet bénéfique sur le poids : il facilite la combustion des calories et aide à réguler l’appétit. Ceux et celles qui dorment bien sont donc moins susceptibles de prendre du poids. Pour les insomnies, sueurs nocturnes ou autres troubles, il ne faut pas hésiter à consulter, surtout que l’apnée du sommeil et l’insomnie sont fréquentes à cette période.
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Conclusion : l’équilibre, votre nouvelle boussole

En résumé, la prise de poids à la ménopause n’est pas une fatalité à laquelle il faudrait se résigner. Elle est certes favorisée par des mécanismes hormonaux puissants, mais des solutions, validées par la science, existent pour la limiter. Privilégier une alimentation méditerranéenne complète, bouger au quotidien et se ménager de belles nuits de sommeil, voilà les clés pour traverser cette étape sereinement (et avec vos jeans préférés !). L’essentiel ? Ne pas miser sur la privation, mais sur une vraie hygiène de vie. Si des symptômes deviennent trop gênants, parlez-en avec votre médecin : la bienveillance et le suivi sont aussi partie intégrante du voyage.

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