Impossible de résister à sa croûte dorée, à sa mie moelleuse ou à son parfum qui s’échappe de la boulangerie au petit matin ! Le pain est un monument de la table française, mais faut-il vraiment en manger tous les jours ? La science (et nos papilles) s’invitent à la réflexion.
Le pain, cet incontournable… mais à surveiller quand même !
- Du pain au petit-déjeuner, dans la sauce du déjeuner ou en tartine au dîner : il s’invite si souvent à notre table qu’on en oublierait de faire attention à sa consommation.
- Le pain est riche en céréales, source précieuse de vitamines, minéraux et fibres rassasiantes. Ces nutriments jouent un rôle clé dans la régulation du microbiote intestinal et du transit.
- Mais attention, consommé en excès, il peut entraîner une prise de poids. Tout est donc question de mesure !
Quantité idéale : la satiété avant tout
Avant de sortir la calculette et de compter chaque gramme, un rappel s’impose : le pain a sa place dans une alimentation équilibrée. Selon la médecin nutritionniste Nina Cohen-Koubi, il est même possible d’en consommer à chaque repas. Mais avec une nuance de taille : « il convient de faire attention à sa propre sensation de satiété pour savoir quel est le bon dosage ».
Exemple pratique : le matin, deux tranches de pain beurrées, un fruit et un yaourt forment un bon petit-déjeuner. Un combo testée et validé par la science… et la gourmandise.
Bien associer les féculents, une histoire de choix
- La règle d’or : si on mange du pain avec son plat, mieux vaut éviter d’ajouter pâtes, quinoa ou riz dans la même assiette.
- L’explication est simple : le pain fait partie des féculents (tout comme les produits céréaliers, le quinoa ou les pâtes) et leur accumulation peut déséquilibrer l’apport énergétique de la journée.
Ainsi, il s’agit de choisir : pain ou autre source de féculents, mais pas tout ensemble dans le même repas. De quoi éviter les excès tout en se faisant plaisir.
Qualité du pain : boulangerie ou supermarché ?
Tout le monde ne se vaut pas sur la planète pain. La médecin cite la boulangerie comme meilleure source pour une raison simple : « l’assurance d’un produit final de qualité, dépourvu d’épaississants et d’arômes ».
- Le pain de mie en tranches, souvent issu de farine blanche, se retrouve quant à lui dans la grande famille des produits ultratransformés. Généralement riche en amidon et en additifs, il est conseillé de le bannir autant que possible.
Mais la qualité ne s’arrête pas là : le choix de la farine est aussi déterminant. Pour réduire l’indice glycémique de son pain, mieux vaut privilégier ceux à base de farine semi ou totalement complète préparés par le boulanger. Moins d’effet sur la glycémie, plus de fibres… mais avec un bémol !
En effet, la farine complète (et donc les pains qui en sont issus) contient plus de fibres, ce qui peut causer des troubles digestifs chez certaines personnes sensibles. La parade ? Le pain à base de farine d’épeautre, considéré comme « frôlant la perfection » !
- Récapitulons les conseils :
- Manger du pain oui, mais selon sa satiété et en veillant à ce qu’il ne double pas les féculents d’un autre plat.
- Préférer la boulangerie indépendante aux produits industriels.
- Privilégier les pains à bases de farines complètes (en surveillant les quantités si sensible des intestins).
Conclusion :
Le pain se conjugue à tous les temps pourvu qu’on garde l’équilibre. S’écouter, préférer la qualité à la quantité, et ne pas cumuler les féculents, voilà les trois clés pour profiter sans danger de ce plaisir emblématique. Et, comme toujours à table : savourez, mais ne tombez pas dans le piège du « pain à volonté » ! La modération, c’est la vraie mie de la sagesse.



