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Ce que personne ne vous dit sur la graisse après l’arrêt du sport

Ce que personne ne vous dit sur la graisse après l’arrêt du sport

On les a tous admirés : ces athlètes, quasi-dieux sur le stade, sculptés façon Michel-Ange par des heures de sport… jusqu’au jour où on découvre, souvent dans un magazine ou sur une chanson, qu’eux aussi, ils ont désormais un petit ventre rebondi. Petites mains mesquines, réjouissez-vous : non, personne n’échappe aux lois cruelles du temps ! Mais s’agit-il vraiment d’une malédiction qui transformerait nos muscles d’antan en graisse ? Spoiler : la réalité est moins spectaculaire, mais mérite le détour.

Muscle et graisse : une histoire d’identité (cellulaire) non interchangeable

L’un des mythes les plus tenaces veut que le muscle se mue en graisse dès qu’on arrête la muscu. Avouons qu’on aimerait que ce soit aussi simple (et magique !), mais la biologie en a décidé autrement. Le muscle, c’est du myocyte ; la graisse, c’est de l’adipocyte. Deux types de cellules qui se respectent mais ne se mélangent pas, telle l’huile et le vinaigre. Une cellule sait grossir, sait se diviser, mais ne sait pas changer de nature : pas plus que vous ne deviendrez un palmier en restant longtemps au soleil… Non, avoir été très musclé ne condamne donc pas à la prise de bide éternelle.

Que deviennent alors ces muscles au repos ?

La réponse tient en un mot : atrophie (qui ne rime pas du tout avec fantaisie, dommage !). Lorsque les muscles ne sont plus sollicités, ils perdent de leur volume. Et ce n’est pas qu’une histoire de centimètres de tour de bras : au bout d’un mois sans effort physique, c’est entre 1 et 5 % de masse musculaire qui s’évapore. Et si l’abstinence sportive persiste, comptez de 7 à 12 % de pertes après deux mois. Comme quoi, le dicton « tout fout le camp » trouve ici une application très concrète.

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La graisse, ennemie véritable… ou simple conséquence ?

Arrêtez le sport et continuez à manger comme avant : le corps, lui, ne fait pas de sentiments. Au début, rien à signaler : les muscles consomment beaucoup d’énergie, même à l’arrêt, rien que pour rester en état. Mais lorsque la masse musculaire fond, vos besoins caloriques aussi. Pourtant, l’habitude est tenace – un peu comme ces vieilles baskets qu’on ne jette jamais. Si l’alimentation ne suit pas ce nouveau rythme, toute calorie non brûlée termine en stockage… et c’est là que la graisse pointe le bout de son nez (et pas qu’un peu, parfois !).

Quelques raisons supplémentaires compliquent la donne avec l’âge :

  • La réduction de l’activité physique entraîne une perte du volume musculaire.
  • Le métabolisme ralentit (merci les années).
  • Des bouleversements comme la perte de sommeil favorisent une production accrue d’une hormone qui donne faim, ou une sensibilité réduite à une hormone coupe-faim.

Résultat : passé la cinquantaine, il est fréquent de grossir… sans pour autant voir l’aiguille de la balance s’affoler. De quoi tromper même les plus fidèles des surveillants de leur poids.

Muscle ou graisse : une question de volume avant tout

La cerise sur le gâteau (sans sucre ajouté) : à poids égal, la différence de densité entre muscle et graisse est de 17 %. C’est-à-dire qu’un kilo de graisse prend 17 % plus de place qu’un kilo de muscle. Autrement dit, on paraît plus massif à poids égal si l’on n’est pas musclé. Peut-être que, finalement, Maradona n’avait pas pris un gramme… mais la vraie question serait alors : un gramme de quoi ? Là est la nuance, et elle change tout dans le miroir !

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En résumé ? Si vous raccrochez les baskets, n’attendez pas de vos muscles qu’ils se transforment en brioche du jour au lendemain. Mais selon votre appétit, votre sommeil et vos nouvelles habitudes alimentaires, la silhouette, elle, risque bel et bien de changer. Un peu d’attention, beaucoup d’acceptation, et tout ira bien (ou presque) !

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