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Faire du sport enrhumé : le conseil des médecins qui surprend tout le monde

Un mouchoir à la main, la question taraude bien des sportifs du dimanche (et des plus assidus) : peut-on vraiment faire du sport lorsqu’un vilain rhume pointe le bout de son nez ? Entre envie de ne pas perdre le rythme et crainte d’empirer la situation, le débat divise… même chez les médecins ! Suivez le guide, vous pourriez être surpris.

Sport et rhume : feu vert sous conditions… ou pas ?

Premier avis sur la question : le Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport (et habitué des tatamis avec les équipes de France de judo !), se veut rassurant pour les enrhumés qui n’ont pas de fièvre. Selon lui, « oui, à condition que ça soit une pratique modérée ». En gros, laissez tomber le semi-marathon et la séance de squats à n’en plus finir, mais sortez marcher ou trottiner gentiment.

Son raisonnement ? Bouger un peu stimulerait notre système immunitaire, et pourrait même aider à se rétablir : « Le fait de faire un peu de sport peut stimuler votre système immunitaire, et donc vous aider. C’est d’ailleurs recommandé pour prévenir les maladies. »

  • Pas de fièvre : activité physique modérée possible (marche, léger footing).
  • Objectif : activer les cellules immunitaires, booster la circulation, sans forcer.

Mais pas de précipitation ! Le Dr Marc Rozenblat, président du Syndicat national des médecins du sport santé (SNMS), n’est pas du tout de cet avis-là. Pour lui, c’est rideau : « Chaque chose en son temps. Le sport ne va pas vous guérir d’une rhino-pharyngite… Prenez d’abord le temps de vous remettre, et ensuite de reprendre le sport… »

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Selon lui, le sport doit se pratiquer uniquement si on est en pleine forme : « Quand on est malade, quand son corps est atteint, on s’arrête, point. » Sinon, gare aux risques de blessures, au temps de récupération qui s’allonge, et à la perte du plaisir (et avouons-le, courir le nez bouché, on a vu plus fun).

Fièvre et maladies aiguës : stop absolu !

On entre ici sur un terrain bien plus glissant : la fièvre. Unanimité des blouses blanches sur ce point. Le Dr Sène tranche net : « Là, sans hésiter, vous ne faites absolument aucune activité physique ! » Pourquoi ? Parce que votre corps est déjà mobilisé comme jamais pour lutter contre un virus ou une bactérie. Le solliciter encore plus avec du sport, c’est « l’affaiblir » !

Pire, précise-t-il, l’exercice est un stress physique qui complique la tâche du système immunitaire. Le débit sanguin s’accélère, le virus a la voie libre pour se balader un peu partout, et le cœur peut finir fragilisé. « Il peut y avoir ce que l’on appelle une myocardite, une maladie grave qui peut provoquer une défaillance du cœur. »

Le Dr Rozenblat abonde : « C’est absolument déconseillé. Si vous êtes malade, transpirer ne vous fera pas descendre votre fièvre, qui est liée à un virus, une bactérie. » Au contraire, cela épuise votre organisme qui a déjà assez à faire.

  • Avec fièvre : arrêt total de toute activité physique, sans exception.
  • Même conseil en cas de gastro-entérite ou autre maladie aiguë.
  • Reprise trop rapide : risque de complications graves (myocardite, mort subite… oui, rien que ça !).
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La bonne reprise après la maladie : patience et progressivité

Alors, combien de temps faut-il attendre avant d’enfiler à nouveau le short ? Là encore, la science du bon sens prévaut : « Je recommande d’attendre 48 heures sans fièvre et sans médicaments avant de reprendre le sport », insiste le Dr Rozenblat. Son collègue Sène enfonce le clou : « Laissez la fièvre redescendre complètement, arrêtez toute activité physique et ne reprenez qu’entre quatre jours et une semaine après l’arrêt de la fièvre. »

Pourquoi attendre autant ? Parce que reprendre trop tôt, c’est risquer de traîner le rhume comme un boulet sur – bien trop – longtemps. Et admettons-le : on croit souvent reprendre tout doucement, mais la tentation de repartir à fond n’est jamais bien loin…

  • Bien attendre l’arrêt total de la fièvre et l’arrêt des médicaments.
  • Laisser passer entre quatre jours et une semaine pour une vraie récupération.
  • Redémarrer progressivement (vraiment !).

En résumé : écouter son corps avant tout… et résister à la tentation

Que retenir de cette bataille de spécialistes ? En cas de simple rhume sans fièvre, un peu d’exercice doux peut être envisageable, à condition de ne pas forcer ni d’ignorer son état général. Mais dès l’ombre d’une fièvre ou d’une maladie plus sévère, l’activité physique devient franchement risquée, pour le cœur comme pour la récupération. Même les sportifs olympiques savent lever le pied !

Alors le vrai conseil ? Soyez plus fort que le syndrome FOMO (la peur de louper sa séance), et prenez le temps de laisser votre corps combattre l’infection. Votre future version en pleine forme – et votre cœur – vous remercieront !

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